Youssoufisme
Publicado: 28 Oct 2008 23:28
Argelia. Durante los "días de entrenamiento a la integración de los reclusos, los funcionarios de los Asuntos Religiosos y de Justicia, advertieron contra un nuevo activismo religioso, que está muy extendido en las cárceles. Fuente ECHOROUK
Le Youssoufisme : Cette école qui recrute dans les prisons…
27.10.2008 Jamel Chelihi
Lors des « journées de formation au profit de l’insertion des prisonniers», les responsables du secteur des affaires religieuses et de celui de la justice ont mis en garde contre un nouvel activisme religieux qui sévit dans les prisons.
Inspirés de la vie du prophète Youssef (Que le salut soit sur lui), et plus particulièrement de la période qu’il avait passé en prison, les nouveaux enseignements mettent en avant la grâce divine qui a touché le « prisonnier » Youssef.
Le « Takfir » a trouvé déjà depuis un certain temps un terrain favorable dans l’espace carcéral algérien. Sa nouvelle forme ; l’école Youssoufite est mue par la même ambition. Recruter de « nouveaux candidats au Djihad et les faire enrôler dan des conflits qui leurs sont étrangers » a déclaré le docteur Mohamed Aissa responsable de l'orientation religieuse et de l'enseignement du Coran, poursuivant pour évoquer les sources du problème « la situation de désespoir dans laquelle les détenus se trouvent souvent, est une occasion qui va être exploitée par les endoctrineurs.
Ils feront passer les plus faibles psychologiquement, mais aussi les plus démunis du côté du crime organisé. Et s’il était connu par le passé comme un phénomène international, aujourd’hui le crime organisé a traversé les frontières et est bel est bien une nouvelle donne nationale » Les promoteurs de l’école dite Youssoufite recrutent à la sortie des milieux carcéraux de potentiels Kamikazes. Des jeunes qui ont perdu confiance en eux et qui n’espèrent rien de cette société qui sera encline à les renier et sera dans l’incapacité de réintégrer des personnes au « passé lourd ».
Les intervenants insisteront sur la nécessité de se rapprocher de ceux qui ne voient pas d’horizons futurs. Et devant la « récupération » qu’ils condamnent, ils appellent à changer le discours religieux actuel. « Ce qu’il faudrait faire », dira monsieur Aissa, c’est « de convaincre les prisonniers que la pénitence existe et qu’elle est acceptée par Dieu et que l’absolution des pêchés est possible en se rapprochant de Dieu. En somme, qu’ils tournent la page pour un avenir meilleur.
Ces enseignements sont devenus nécessaires pour contrer la culture du Tekfir qui cherche à s’enraciner ». Arrivée à son terme, la convention qui coordonnait les activités entre les départements des affaires religieuses et celui de la justice va être relancée d’après une nouvelle version plus en adéquation avec les évolutions sociales et économiques de l’Algérie. D’où sortira une série de mesures visant à mieux guider et prendre en charge les détenus, selon les participants aux journées d’étude.
M. Mokhtar Felioune directeur général de l’administration pénitentiaires et de la réinsertion sociale au ministère de la justice nous confiera que « tous les directeurs des établissements pénitenciers nous demandent l’envoi d’Imams et de Guides spirituels (Mourchidate) pour soutenir moralement les détenus, surtout ceux qui ont le plus de mal à purger leur peine ». Dans une plus lare mesure, le nouvel accord fera figure de « stratégie visant à assainir la société des fléaux qui la rongent. Cette société qu’il faut protégér contre les idées dangereuses » apprend-t-on lors de ces journées.
